Magdalena's Villa
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 Son Histoire

 

 

   

 

   
     

 

La Villa de Magdalena est, depuis son origine une Villa d'Artistes... 

Cantatrices, Actrices, Musiciens, Peintres, Sculpteurs...se sont succédés, attirés par sa Beauté et son Aura. 

A présent elle vibre aux sons des Mosaïques, Pierres Fines, Etain, à travers les Sculptures et Toiles que nous créons en ce lieu inspirant, sous le soleil, les palmiers et les orangers...et sous son regard bienveillant!!! 

 

Ceux que la Villa Inspirent....

 

      

Louvio

 

Sonia Coste-Sarguet

 

Lorenadia

 

 

 

      
Marina Bulavintseva 

Vigil

 

Fiorella Pierobon

 

 

 

      

et

 

les

 

enfants.....

 

 

A présent un peu d'histoire...(Extraits du Livre "Un Amour de Villa"de Lorenadia Vidoni)*

 

   
   

 

La Villa est édifiée au lieu dit  "Plage de Terra Amata", où il y a 400 000 ans, l'homo erectus installa son campement, alors, sur la plage (les eaux étant plus hautes d'une trentaine de mètres!). En face de lui se dressait une île... la future colline du château.

Il y a donc 400 000 ans, notre ancêtre commun, fût donc le premier habitant des lieux!!!

En creusant les fondations de la future villa, des fossiles de coquillages marins on été mis à jour.

L’ « Homo erectus européens » fabriquait de vastes huttes avec des branchages sur la plage, au fond d’une crique, prés d’une source.

Il chassait notamment des éléphants, des cerfs et des lapins.

Ses outils, choppers, hachereaux ou bifaces étaient essentiellement fabriqués à partir des galets ramassés sur la plage. On a trouvé des traces incontestables de feu domestique, aménagés au centre d’une cabane sur la plage fossile de Terra Amata.

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Mais revenons plus près de nous....

 

La première pierre de la future Villa fut posée en 1853 sur les pentes basses du Mont Boron, alors vierges d'habitations, sur une oliveraie, non loin du "Lazaret", à l'écart de la ville de Nice (vieille ville actuelle), au lieu dit actuel "Terra Amata", comme nous l’avons vu plus haut. Le haut du Mont Boron était lui un pâturage pour les chèvres et les moutons qui venaient du Vieux-Nice. (.............................................)

En 1853, donc, le Comté de Nice appartient alors au Roi de Sardaigne, le tourisme hivernal de luxe est de mode pour de riches Anglais qui y font construire leurs résidences d'hiver.C'est dans ce contexte qu'un riche Anglais, fit construire pour sa "Poupée" Italienne, de surcroît belle Cantatrice admirée, la future Villa Magdalena...(............................................................................................................................................)

Le terrain de la future villa étant en surplomb d'une dizaine de mètres par rapport à la route de Villefranche, et l’accès au terrain ne pouvant se faire que par un sentier de terre, le premier propriétaire crée, en ses terres, un escalier privé en pierre (toujours en fonction aujourd'hui) et un chemin privé (future avenue Lympia puis Avenue du Capitaine Scott), depuis la "Route de Villefranche" (futur Boulevard Carnot), pour permettre l’acheminement des matériaux nécessaire à la construction de sa villa puis l'accès à ses voitures à chevaux.(....................................................................................................................)

La Villa jouissait alors d'une "Vue Mer" panoramique de Saint Jean Cap Ferrat au Cap d'Antibes.(.......)

De 1853 à 1872 le premier propriétaire voit le Comté de Nice redevenir Français et naître les Alpes Maritimes en 1860. (.......................................................................................................................)

Le 12 septembre 1860 l’empereur Napoléon III monte au Château de Nice accompagné du préfet et des autorités municipales. Après une visite des lieux il accède à la terrasse et s’arrête devant le panorama qui s’offre à ces yeux, il se tourne alors vers la comtesse de Cessole et lui dit :

" Madame, voilà le plus beau des paysages qu’il m’ait été donné de voir.

C’est au dessus de ce que je m’étais imaginé ; c’est admirable ". (......................................................)


En 1872, Monsieur Saint Didier, Inspecteur des télégraphes à la ville de Nice en fait son acquisition avec encore pour adresse "Route de Villefranche" (futur boulevard Carnot).     Le terrain (Oliveraie) de la villa s'étend alors de la "route de Villefranche" au futur portail du château Rosemont. (................................)

D’autres villas commencent, à voir le jour sur les terrains voisins de la villa et le propriétaire de la villa donnera "droit de passage" sur ses terres cadastrées afin de les desservir.   "Droit de passage" qu'accorderont, par le fait, les différents propriétaires de la villa, et toujours en fonction aujourd'hui, pour permettre le passage des autres habitants, l'avenue du capitaine scott étant devenue "sans issue" après la fermeture de l'entrée du château Rosemont (impasse Terra Amata) avec la construction de l'immeuble du Musée de Terra Amata et la fermeture de l'entrée du haut de l'avenue (rue Banco) avec la construction du Lycée "Les Palmiers" construit à l'emplacement de plusieurs villas démolies, dont la Villa Astraudo et la Villa Les Palmiers. La Villa de Magdalena est la seule à ne pas avoir fermé, à ce jour, son accès.       (...................)

De 1880 à 1914, c'est l'explosion du Tourisme Hivernal de luxe à Nice. Profitant de cette manne, Félix Astraudo, Jules Gilly et Henry Bernard, les propriétaires de terres et de villas de la future avenue lympia se regroupent au sein d'une Société Anonyme Immobilière pour construire et vendre des immeubles et villas qu'ils bâtissent sur leurs terres. On retrouve, Félix Astraudo et Jules Gilly en tant que secrétaires et Henry Bernard et Auguste Dieudé-Defly en tant que Commissaires de la Société.(..............................)

En 1881, l'avocat Henry Bernard  fait l'acquisition du terrain et de la villa dans le but de la revendre. L'architecte Auguste Dieudé-Defly, son ami, y apportera donc les premières modifications importantes et aménagements.(...............................................................................................................................)

En 1884, Amédée Seneclauze, nouveau propriétaire, la baptisera "Villa Carina" (nom qui atteste de sa beauté!), qui fait alors partie de "la Cité Lympia" où  fleurissent, l'une après l'autre des "Folies de la Belle Epoque", avec pour adresse "Avenue Lympia" dont M. Seneclauze est propriétaire au 1 et 3 de l'avenue.

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Nous sommes au début de la Belle Epoque, Nice voit alors, son aspect de Ville Méditerranéenne se doubler, puis être effacé, par une ville nouvelle, toute de Folies Architecturales, de Loisirs Balnéaires et de Plaisirs Millionnaires. 

Quelques étrangers fortunés découvrent la douceur de son climat hivernal et succombent au charme du « printemps perpétuel de l’hiver niçois.

Nice connaîtra alors une période faste, dont l’apogée fût à la Belle Epoque. Anglais, Français, Allemands, Russes et Américains firent de la ville un lieu de villégiature à la mode. Fiers de cette attirance qu’elle suscite, de cette richesse qu’elle attire, de ces splendeurs qui s’y déploient, les Niçois ont pu craindre que leur ville ne passe plus que pour un gigantesque casino et qu’on oublie qu’elle avait une âme.

Mais l’âme de la ville se trouve probablement dans la dualité de l’art de vivre niçois et des hôtels de luxe, de la socca et du champagne, du cours Saleya et de la Promenade des Anglais. Nice populeuse et flamboyante, rurale et splendide, fille de la mer et cité des Alpes, capitale du Comté et de la Riviera, une ville qui appartient aux Niçois et au monde…

Comme le dit si bien Théodore de Banville :" Nice,est une déesse vivante sortie des flots d’écume sous un baiser de soleil. On vient à Nice pour une semaine et on y reste toute la vie " 

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C’est le temps où la ville, Principale station touristique de la Côte d’Azur, est le Salon de l’Europe, drainant dans ses Propriétés et ses Palaces tout ce qui compte dans le domaine aristocratique et artistique.


La reine Victoria, les rois Léopold II de Belgique et Oscar de Suède sont ses hôtes fidèles. Nietzsche, Tchekhov y séjournent.

Les Peintres du Monde Entier y peignent sa Beauté.

La Société se reçoit  D’octobre à avril, dans des Propriétés construites pour des riches hivernants et appelées "Hirondelles d'Hiver", ces Villas-Châteaux étaient aménagées pour des réceptions se déroulant dans une enfilade de Salons Orientés vers la Mer.

La Villa, belle « Hirondelle d’hiver » ne manquera pas à la tradition et nombreux seront les célébrités à se réunir en son sein. Combien de jolies femmes se sont mirées dans les grands miroirs de ses salons....Combien de jeunes galants ont courtisé autour d’une tasse de thé... (.................................)

 

En 1896, c'est Mademoiselle Madeleine Bertrand, Actrice de théâtre Connue, domiciliée à Paris, au 28 de l'avenue de Niel, appelée "Mademoiselle de Vence" ou "Magda de Vence" qui succombe au charme de la villa et la nommera "Villa de Vence", jusqu'à son mariage avec le Médecin Angelo Musumeci où la Villa deviendra "Villa Magda".(................................................................................)


C'est de cette époque que date les  Affreschi "Angelots Chérubins" de la salle à manger, les miroirs, les radiateurs en fonte, les Stucs  intérieurs et extérieurs, les balustres blanches et la façade "couleur d'Or" créée à la demande de Magda. La Villa est alors le lieu de Réceptions Mondaines...(............................)

 


l’actrice reçoit ses nombreux amis dont certains déjà célèbres à la villa, peintres, sculpteurs, écrivains, musiciens, compositeurs... (.........................................................)

Au temps de la "Belle Epoque" les Villas Châteaux de Nice recevaient toute l’élite de l’aristocratie Européenne chaque hiver.

La vision de la vie est alors, beaucoup plus légère dans la capitale de la Côte d’Azur et s’apparente à l’aspect « champagne» de la villégiature hivernale à Nice à la Belle Epoque.

Chéret évoque un univers Niçois festif qui fait penser à la fête baroque italienne et même vénitienne et à un univers mental riche en couleurs pétillantes.

 

La villégiature Niçoise devait apparaître aux hivernants nantis de la Belle Epoque, comme une imagerie poétique décalée dans la tradition d’une « comedia dell’ arte » italienne de la fête de rue, l’image d’une société oisive et aisée qui s’amuse dans un univers de finesse désinvolte.

Cette vision beaucoup plus solaire aux accents de « champagne » renvoie à l’image de Nice ville de la fête, une fête vécue comme le lieu privilégié d’expression de cette joie de vivre qui fit dire plus tard aux historiens que la société des nantis dansait alors sur un volcan qu’allaient éteindre la Grande Guerre et la révolution bolchevique.

Les artistes suivent leurs mécènes et on trouve sur la côte nombre d’écrivains, de musiciens, et de peintres. Nietzsche y travaille son Ainsi parla Zarathoustra. Citons aussi des peintres impressionnistes comme Monet, Renoir et bien d’autres; les musiciens Berlioz, Paganini, Gounod, Meyerbeer...

 

Beaucoup des futurs « artistes incontournables », alors quasi inconnus du grand public, se retrouvent pour échanger sur l’art, à la Villa de Magdalena, invités avec beaucoup de chaleur humaine par une certaine « Magda », elle-même artiste à succès.

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Vers 1924, l’avenue Lympia est définitivement baptisée Avenue du Capitaine Scott, par Madeleine Bertrand, propriétaire du premier tiers de l’avenue, en souvenir de son ami Robert Falcon Scott (6 Juin 1868 - 29 Mars 1912).

Il est officier de la Marine royale britannique et explorateur, et a mené deux expéditions en Antartique de 1901 à 1904 à bord du Discovery,  à son retour le Capitaine Scott, est devenu un héros. 

Il rencontre Kathleen Bruce au début de 1907, lors d'un déjeuner privé. Elle est sculpteur, mondaine et cosmopolite, a étudié sous Auguste Rodin et a dans son  cercle d’amis Isadora Duncan, Picasso et Aleister Crowley.
Ils se marièrent le 2 septembre 1908 et eurent un fils Peter en 1909 juste avant sa deuxième expédition en Antartique  à bord du Terra Nova, dont il ne reviendra pas.(.................................................)

 

En 1932, la Villa deviendra une "Pension de Famille" avec la fin du Tourisme Hivernal et le début du Tourisme Estival, c'est de cette époque que date la configuration actuelle de la villa et ses aménagements intérieurs destinés à héberger clients et personnel de service de l'époque.(....................................)

Dès lors la villa restera "dans son jus", sans grosses modifications de structure.(...........................)

Fin 1941, les Héritiers Bertrand vendent la villa à M.Mme Vizioz, Grenoblois qui y établissent leur résidence secondaire dans un premier temps, Madame Vizioz y terminant ses jours.

1942/1943 c'est l'occupation Italienne de Nice

1943/1944 c'est l'occupation Allemande de Nice puis sa Libération.

Durant ces occupations, les affreschi et stucs de la villa sont "cachés" sous des litres de Peinture blanche à l'extérieur sur toutes les façades comme à l'intérieur sur les murs et plafonds.(..........................)

A partir du milieu du 20 ème Siècle, l'appât du gain de certains Promoteurs, Architectes et Agents Municipaux peu scrupuleux, conduira à laisser bétonner des étages supplémentaires illégaux, à de nouveaux immeubles.

Les anciens édifices, comme la villa, qui avaient jusque la "vue mer" (pourtant protégée, par des actes notariés avec notification de hauteur maximale pour les nouvelles constructions voisines), se sont retrouvés avec une "vue béton", accompagnée des vis-à-vis souvent irrespectueux et intrusifs de nouveaux voisins.

Les nouveaux propriétaires de "boîte en béton" achetant à des prix irrévérencieux au m², la "nouvelle vue mer", spoliée aux anciens.(...........................................................................)

 

En 1998, c'est à notre famille, amoureuse des vieilles pierres, dans l'accueil et l'art depuis plusieurs générations, de succomber aux charmes de la Villa et de lui apporter notre propre blason, avec beaucoup d'amour, au prix de sacrifices et d'un travail colossal qui n'ont été possibles que par la foi inébranlable qui nous a toujours habitée et qui a permis de lui rendre sa beauté d'antan et de l'ouvrir à nouveau à l'accueil des visiteurs et à l'exposition des oeuvres d'art.(...............................................)

Au hasard des rénovations, une magnifique fresque avec quatre angelots se découvrit à nous.... les quatre angelots avaient le visage de chacun de nos quatre enfants, traits pour traits à leur âge!!!       Comme quoi le hasard n'existe pas, tout est écrit, la Villa nous attendait depuis plus de 100 ans! (......)

 

De notre passage, la Villa gardera dans son coeur, l'arrivée d'une gentille et courageuse petite famille avec deux premiers enfants admirables, puis la naissance de leurs deux petits frères adorables....et plus tard l'arrivée de nos beaux enfants.(..................)

Elle se souviendra de nos bons toutous fidèles, de nos chatons espiègles, des jeux des enfants, des joies et des peines familiales, des mois d'épreuves, des jours heureux, du dur labeur, des belles rencontres.........de la Vie en somme qui se mit à couler à nouveau dans ses veines et la fit rajeunir et embellir au fil des années... (.......................)

 

Le Blason Familial


Blason des grandes familles Vénitiennes : Lion de Venise léopardé d'or, ailé, tenant de la patte dextre une épée d'argent, garnie d'or, et entre les deux pattes un livre d'argent avec ces mots : Pax tibi Marce, evangelista meus. Paix à toi, Marc, mon évangeliste. Ecusson d'argent, à la tour crénelée de quatre pièces à la gibeline de gueules, ouverte et ajourée du champ, posée sur une terrasse herbeuse, et un cep de vigne pampré. et fruité au naturel naissant de la porte de la tour, accolant la tour entrant par les fenêtres et ressortant par les créneaux en couronnant ceux-ci. Carpo Vita in Plenus. Cueille la vie en abondance. 

« Vidoni », est le nom dynastique des Widonides, Wido signifiant "Guide", c'est ainsi qu'il y a des Guy ou Guido à chaque génération au moyen-âge, mais aussi beaucoup de Lambert......... Les Widonides étaient une dynastie médiévale issue de la noblesse franque, d'ascendance Carolingienne par les femmes (ex : fille de Lothaire I,.........)

Les Vidoni se déplacèrent des Marches de Bretagne (Comtes de Nantes) au duché de Spolète et devinrent comtes de Camerino avant d’accéder à la royauté puis à l'empire italien.

 

 

 

De ce passé prestigieux, ne reste que le plus important, la "foi intérieure", et le "sang" coulant dans nos veines, traduits sur la toile "L'Or est dans le sang" de LoV de Magdalena.          

                     Voir L’Europe de Charlemagne est né en Val di Chienti, Francs-Editeurs du Professeur Giovanni Carnevale.

 

* Sources : Actes de Propriétés, Archives Départementales, Transmissions entre propriétaires.  

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La Villa de Magdalena à Nice - Centre Historique et Artistique Privé du XIXème Siècle | nice@villamagdalena.com